1er février 2017. Cela fait moins d'un an que j'ai emménagé à Paris, il s’agit donc de ma première exposition de concept car. Étant étudiant en design automobile, je ne pouvais pas rater cet événement unique ! Rendez-vous avec des amis devant l’Hôtel des Invalides, très beau monument parisien, où se trouvent ces concepts car tant attendus. Mais au programme, il y en a bien plus encore ! Car le Festival Automobile International propose également un petit plateau historique, lequel est cette année dédié aux évolutions de l’aérodynamique au cours du 20e siècle, et un second plateau moderne où sont présentées les dernières sportives. Autant dire qu'il y en a pour tous les goûts.

C'est aussi l'occasion de vous partager, lorsqu'il sera possible, une galerie de sketchs et de photos de la conception du concept.

Lors du festival, de nombreux prix sont décernés par un jury présidé par Jean-Michel Wilmotte, et composé notamment d'Étienne Gernelle, directeur de la publication du Point, et Cyrille Duval, ex-PDG du Point. Objectif : valoriser la recherche de l'esthétisme et de l'élégance dans un secteur automobile bouleversé par le développement des motorisations « propres ».

 

« Le désir est indissociable de l'innovation pour que celle-ci s'impose dans nos arts de vivre », explique d'ailleurs Rémi Depoix, le président du festival. Pas moins de 12 prix ont été attribués (ici l'intégralité des prix). Tout le monde est reparti avec quelque chose... Je ne vais pas tous les citer, seulement les principaux.

Grand Prix de

La Plus Belle Supercar

Ce prix récompense les nouveaux modèles à un tarif supérieur à 55k €. C'est la Ferrari GTC 4 Lusso qui remporta ce prix. Elle m'a tellement tapé dans l'oeil que c'est la seule photo que j'ai à vous présenter du modèle.

Passons à ce pour quoi nous sommes venus, les Concept car ! Seulement deux exclusivités sont présentées cette année, la Jaguar I-Pace ainsi que l’Aston Martin RB-001. Trois concepts ont été révélés au Mondial de Paris de l’année précédente (l’Opel GT Concept, la Citroën CXperience (que vous pouvez voir ici) et la Renault TREZOR) tandis que la DS E-Tense était présente dès le salon de Genève 2016 et la Citroën Aircross à Francfort en 2015.

CONCEPT CAR

Avant tout, j'aimerais clarifier ce qu'est un concept car, car j'entends souvent tout et son contraire sur le sujet.

Il faut comprendre le concept car comme un outil et une œuvre d’art. Si les constructeurs dépensent des millions dans ces machines (sachant qu'ils en font en général qu'une unité), c'est qu'ils doivent avoir de bonnes raisons de le faire. Tout d'abord, un concept car permet de se libérer de toutes contraintes. De sécurité, d'homologations... ce qui permet aux designers d'explorer selon le brief, de nouveaux horizons, de nouvelles proportions, c'est comme un terrain de jeu. Tout cela pour proposer une évolution de l'identité de la marque grâce au design. Cela permet également de sonder les réactions du public avant de lancer un projet de commercialisation. Un nouveau modèle peut difficilement être développé sans un concept car. Prenons par exemple les concept car des Renaut Espace, Capture, ou Scenic. Les modèles de série sont très proches de leurs concepts car.

Ils permettent également de proposer une vision du futur. Une nouvelle façon de prendre la route, de vivre avec et dans le véhicule, de l'utiliser. Les designers imaginent de nouvelles technologies qui pourront ensuite être développées dans les modèles de série, l'utilisation de nouveaux matériaux. Bref, sans concept car il est finalement difficile d'avancer et de faire rêver grands et petits.

Il est évident que les concepts car sont beaucoup plus complexes que la simple définition que je vous propose, chaque concept a un contexte, un objectif différent, mais cela donne une idée pour les non-initiés.

Grand Prix du

Plus Beau Concept Car

Ce prix récompense des études futuristes dévoilées au grand public mais  non commercialisées et ne préfigurant pas un modèle de production.

Renault TREZOR

Renault TREZOR... on ne peut pas passer à côté, Renault à bien marqué le coup. Ce coupé biplace se veut sportif, mais je la trouve plutôt sexy et séduisante, plus typé luxe. Aujourd'hui, presque tous les concepts car sont roulants. Équipé d'un moteur électrique dérivé de la Formule E (0 à 100 en moins de 4 secondes), le Z de Trezor fait référence à cette technologie électrique, Renault employant depuis plusieurs années le terme "ZE" (pour zéro émissions) pour désigner sa gamme de véhicules électriques.

Si l'on reprend la direction du design depuis
le concept DéZir, cette dernière conceptualisait « le coup de foudre » tandis que Trezor représente la maturité de l'amour, la maturité du design Renault. L'idée principale est de voir le véhicule comme une boîte à bijoux. L'extérieur est plutôt sobre, élégant et discret, tandis que l'intérieur, entièrement rouge (symbolisant la passion), est beaucoup plus chaleureux et accueillant, donnant cet effet "waouh" lorsque l'habitacle s'ouvre, comme lorsque l'on découvre les bijoux à l'intérieur de la boîte.

TreZor s'inspire des GT des années 50 et 60, dans lesquels l'intérieur et l'extérieur n'ont pas de frontières. Quand elle est ouverte, on glisse dans la voiture comme dans une ancienne voiture de sport. Renault se présente comme une marque humaine, et souhaite le transmettre dans leur design, d'où les formes douces et arrondies. La carrosserie est divisée en deux parties. La partie lisse que l'on retrouve principalement sur le capot représente le côté sensuel et féminin, tandis que la surface composée d'hexagones représente la technologie et le coté masculin. Créer ces pièces est une prouesse technologique, car elles ne peuvent être faites que par ordinateur et moulées en fibre de carbone. Il faut avouer que ces surfaces hexagonales créent une texture satinée très intéressante, très riche en nuances de lumières et reflets. Le contraste avec la partie lisse et brillante est très intéressant, cela donne de la vie et du mouvement. En ce qui concerne l'arrière (dont je ne suis pas très fan), la grosse innovation sont les feux. Composés de plusieurs fils de fibre laser, cela donne de la profondeur, beaucoup plus intéressant que les LED. En freinant, les fils se resserrent entre eux, donnant une plus grande intensité lumineuse. Les pneus, peu visibles ici, ont deux types de gommes, dures et tendres, différenciables grâce à la couleur, noir et rouge.

En ce qui concerne l'intérieur, on retrouve un mélange d'univers, je m'explique : on retrouve des matériaux classiques tels que le bois ou le cuir qui inondent ce cockpit, et aussi de l'aluminium, des surfaces tactiles, des pièces mobiles. Un des points importants des concepts car est que tous les détails sont dessinés, contrairement aux modèles de séries où l'on privilégie la réutilisation des mêmes éléments entre les différents modèles pour faire baisser les coûts. On trouve des appuie-têtes flottants supportés par une structure en bois. Ils se reculent lors de l'ouverture du véhicule pour laisser plus de place pour entrer dans l'habitacle. Le volant également, vient s'élargir lorsque le véhicule est en mode autonome, pour donnerplus de visibilité à l’écran situé derrière pour, par exemple, regarder un film. Mais ce qui attire le plus le regard, c'est la partie flottante qui vient remplir l'espace sous le capot. Il s'agit d'un espace dédié aux valises. Supportée par une structure métallique aérienne et entourée de bois, cette pièce massive mais légère donne ce "waouh" dont je parlais au début.

Comparé à ce qu'on peut voir dans cette expo, la Trézor est quand même un des concepts car les plus travaillés (si ce n'est le plus travaillé). On a le droit de ne pas aimer, mais il faut quand même saluer le travail effectué. Je la trouve inutilement trop grosse, trop grande, trop large, mais sans ces proportions elle ferait sûrement pas le même effet.

Opel GT

L'Opel GT Concept, mon concept car préféré de l'année. Petit gabarit sportif et biplace, que demander de plus !? C'est clairement le type de véhicule qui me fait le plus vibrer, malheureusement en voie d'extinction. Opel ne présente aucun modèle plaisir au catalogue, ce qui est compréhensible compte tenu de l'état actuel du marché automobile #SUV. Seule la Mazda MX5 a su garder sa place. Cela faisait longtemps qu'Opel ne nous avait pas présenté de concept, contrairement à BMW ou Renault par exemple qui nous ont habitué à en présenter tous les ans. J'apprécie beaucoup la nouvelle direction prise par Opel, c'est un peu une marque coup de cœur comme l'est pour moi Alfa Romeo. On est clairement ici sur un modèle passion, avec beaucoup de références faites au passé, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, comme par exemple les pneus rouges, comme la Motoclub 500 de 1928.

« Nous avons créé le GT Concept pour matérialiser le côté audacieux et émotionnel de la marque Opel. Le concept est spectaculaire, sculptural et plein d’innovations, dans la droite ligne d’une tradition que nous entendons bien poursuivre.

En 1965, Opel concevait l’Experimental GT, un véhicule résolument moderne qui revendiquait également une ligne d’une grande pureté. Il est certes difficile de réinventer une icône, mais tout comme l’Experimental GT se plaçait à l’avant-garde de son époque, ce GT Concept est à l’avant-garde de la sienne aujourd’hui : d’une pureté absolue, minimaliste, mais audacieuse et sans concessions. Ce coupé est l’illustration spectaculaire de l’évolution permanente de notre philosophie de design – rencontre de l’art et de la précision allemande
» - Mark Adams, Vice President Design Europe


Il faut savoir que plus une surface est grand et lisse, plus il est facile de la lire, et plus elle nous parait belle. Une surface complexe avec beaucoup de découpes va nous paraître moins vivante, moins attirante. On retrouve totalement cette pureté ici, le but ayant été de réduire au maximum le nombre de pièces. Parlons de la portière par exemple. Celle-ci arrive jusqu'au passage de roue et au capot, il n’y a donc pas d'aile ou de pièces inutiles. La vitre est également intégrée, sans découpe, permettant d'avoir une grande surface lisse. L'effet est d'autant plus réussi qu'il est fonctionnel, car de l'extérieur nous ne voyons pas l'intérieur, mais de l'intérieur nous voyons l'extérieur. À bord, on dispose d’une surface vitrée très haute, digne de celle offerte par une berline, loin des meurtrières réservées aux coupés. La ligne rouge qui parcourt le flanc du véhicule inclue les caméras servant de rétroviseurs ainsi que l'ouverture de portière, mais c'est principalement une ligne de force qui vient attirer l'œil de par sa couleur, ce qui va réduire la hauteur du véhicule pour lui donner un aspect encore plus compact.

 

À bord de ce modèle biplace, l’univers oscille entre les années 1960 avec un tableau de bord « inversé » et une technologie futuriste entièrement numérique. L’instrumentation logée au fond de fûts est elle aussi empruntée aux « sixties ».

Certes, ce concept est beaucoup plus simple dans sa réalisation que Trezor, mais là est tout son l'intérêt. Réussir une ligne d’une telle pureté et simplicité, tout en faisant un objet excitant, est un exercice complexe.

Aston Martin RB - 001

 

 

 

Ne voulant pas me spoilé la liste des véhicules présents, ce fut une grande surprise de tomber nez à nez avec l’Aston Martin Valkyrie. Je n'étais pas forcément fan du design, mais une fois sous les yeux, il est difficile de ne pas tomber sous son charme. La couleur présentée est hypnotique. Il s'agit ici d'une maquette d'étude, mais elle fait son effet. De plus, elle n'était présente que le premier jour de l'exposition, qu'elle chance de l'avoir vu !

Commençons par son nom. Dans la mythologie nordique, le Valhalla est le lieu où les valeureux guerriers morts sont amenés. Une sorte de paradis des combattants, dans le royaume des dieux où règne le grand Odin. Pour y " monter ", les Valkyries choisissent et emmènent les hommes les plus braves et les plus valeureux. Aston Martin a choisi ces divinités pour nommer son bolide de 1.100 chevaux.

La Valkyrie, connue également sous son nom de code interne AM-RB 001 (pour Aston Martin Red Bull 001), naît d'une collaboration entre Aston Martin et l'écurie de F1 Red Bull Racing, et annonce que ce modèle sera la voiture la plus rapide au monde.

Aux commandes de ce projet ambitieux, trois hommes de talent :

  • Adrian Newey, actuel directeur technique de Red Bull Racing, connu comme l'un des ingénieurs les plus doués de sa génération

  • Marek Reichman, chef designer d'Aston Martin depuis 2005

  • David King, responsable des opérations spéciales chez le constructeur britannique.

Leur feuille de route : développer un modèle aussi performant qu’une Formule 1, qui soit aussi utilisable et confortable sur la route.

Ce n'est ni plus ni moins que l’objectif fixé par Adrien Newey, célèbre sorcier de la plus exigeante des disciplines automobiles, qui participe à ce projet fou. On apprenait, il y a quelques mois déjà, que Cosworth fournirait un bloc V12 6,5 l pour propulser la bête, dont le rapport poids/puissance serait proche du kilo par cheval. 900 à 1000 ch sont envisagés, bien que cette caractéristique demeure toujours secrète. L’Aston Martin Valkyrie tirera également profit de l’hybridation via une batterie hybride légère, elle-même secondée par le fameux récupérateur d’énergie KERS exploité en Formule 1, afin d’offrir une puissance supplémentaire de courte durée. Une boîte de vitesses à 7 rapports se chargera d’épauler la cavalerie.

Aston Martin nous dévoile les solutions aerodynamique de la Valkyrie, privilégiant une diffusion de l’air sous la voiture, via d’énormes tunnels, afin d'épargner la pureté de la silhouette, exempte de tout appendice proéminent. Un écoulement de l’air qui s’effectue autour du cockpit tout carbone qui fait office de « baignoire », dixit la firme de Gaydon. Cette coque de forme ovoïde s’inspire des prototypes d’endurance, avec une position « pieds-haut » des deux occupants harnachés en 4 points, qui en dit long sur les prétentions de compétition sur piste, bien que 150 modèles homologués pour la route sortiront des ateliers britanniques.

Autre point fort, l’adoption de portes papillons, exigées par Adrian Newey, qui souhaitait une ouverture générant le moins de perturbations aérodynamiques possibles entre le poste de pilotage et les arches de roue avant. Il s’agissait, selon l’ingénieur, d’un point clé pour gagner en appui à l’avant du véhicule.

L’allègement a évidemment guidé l’établissement du cahier des charges de l’Aston Martin Valkyrie, avec un soin particulier apporté aux optiques avant (non présent sur la maquette), véritables pièces d’orfèvrerie se targuant d’être plus légère de 30 à 40 % que les projecteurs habituellement montés en série.

Un souci du détail dont a également bénéficié le logo flanqué sur le museau. Quand la concurrence aurait opté pour un simple autocollant, les ingénieurs anglais ont privilégié un badge en aluminium gravé chimiquement, épais de seulement 70 microns.

Étant donné qu'il s'agit ici encore d'une maquette, aucun intérieur n'a été montré. En tout cas, j'ai hâte de voir la voiture définitive en personne.

 

DS E-Tense

 

 

Je ne sais pas si c'est l'excitation du salon, mais je trouve que cette année, nous avons un bon plateau (je ne parle pas en terme d'exclusivité, mais de qualité). Ici la DS E-Tense, qui rappelle un insecte de par sa couleur et son gabarit. Comme l'Opel ou la Renault, on reste sur un concept gardant des codes très automobile, très classique (Pour mon plus grand bonheur ! J'aime bien, qu'est-ce que j'y peux !) Bref, ici la première chose qui m'a frappé, c’est cette partie chromée qui parcours le centre du capot, clin d’œil aux anciens carrossiers. En effet, au siècle précédent, les capots avaient une charnière au centre car ils s'ouvraient d'un côté pour l'émission et de l'autre côté pour la carburation. Pour cacher cette charnière, on utilisait un jonc chromé. Ici, DS fait donc appel à la culture automobile pour se positionner sur le marché comme étant "la haute couture à la Française".

 

Continuons d'explorer cette face avant. La calandre a été imprimée en 3D. Cela est de plus en plus courant dans beaucoup de domaines, et permet de faire rapidement, facilement et à moindre frais des pièces d'une haute qualité avec des reliefs très complexes. Cette calandre est encadrée par une pièce chromée qui vient s'étirer sur toute la largeur de la face avant, ce qui donne au véhicule un aspect plus fin et plus large, soulignant ces feux composés de projecteurs à quatre modules tournant à 180º, lesquels évoquent les phares tournants de la Citroën DS lors de son restylage de 1967. Les signatures lumineuses qui ferment le passage de roue sont un élément stylistique que l'on retrouvera sur les prochains modèles de série. Si l'on passe sur l'arrière, on repère les clignotants intégrés au pavillon en clin d’œil à la Citroën DS de 1955. Les feux full LED en écailles feront également partie de la signature lumineuse des prochains modèles de série de la marque…

Une nouvelle fois, DS  a fait appel à des marques prestigieuses pour la création de ce concept. Après Swarovski sur la Divine DS, ce sont le maroquinier Moynat, l'horloger BRM et le spécialiste audio Focal qui ont été sollicités. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce concept n’est pas animé par un moteur thermique, mais par deux moteurs électriques d’une puissance cumulée de 402 ch. Il est vraiment inutile de parler de performance pour un concept, mais il est clair que DS souhaite s'orienter vers l’électrification de sa gamme.


« Notre volonté : créer une GT électrique performante. Une voiture qui incarne à elle seule le raffinement, la technologie et le design DS. Une voiture qui fait rêver et qui donne envie d’en prendre le volant » explique l’équipe en charge du projet chez DS. En tout cas, ce dont on peut être sûr, c'est qu'il n'y a pas de place sur le marché pour un modèle plaisir.

J'aurais adoré vous montrer et vous parler de l'intérieur, mais je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de le photographier.

Jaguar I-Pace

Ce qui frappe à première vue sur ce concept, c'est son gabarit. Par sa forme, rien d'extraordinaire, étant donné qu'il s'agit d'une proposition très réaliste de ce que sera le prochain modèle électrique Jaguar, mais en terme de proportions, nous avons un crossover coupé rehaussé... je ne saurais expliquer, mais c'est nouveau et j'apprécie !

 

Très équilibré, avec la cabine entre les deux roues, pas de long capot ou de coffre proéminent, elle se démarque de la concurrence. La ligne qui part de l'optique avant parcours tout le long du véhicule, dessine l'épaule et la hanche de la voiture et donne de la sensualité au véhicule, tandis que la ligne qui part du passage de roue avant jusqu'à l'aile arrière est très tendue, très horizontale, et donne du statu à la voiture dans ses proportions. Ce mélange subtil entre sensualité et rigidité créé un véhicule à la fois élégant, mais avec beaucoup de prestance.

Jaguar a un héritage lourd avec la type D et la type E, ce qui est à la fois une chance et une malédiction dans le sens où tout le monde s'attend à retrouver les mêmes codes, mais la responsabilité du designer, c'est de voir plus loin. Et ici nous avons un parfait exemple, à mon sens, de comment avance une marque avec un héritage aussi fort.

Étant donné qu'il s'agit d'un modèle qui va être produit en série, nous avons déjà quelques informations sur sa motorisation. La Jaguar i-Pace est animée par deux moteurs électriques répartis entre les trains avant et arrière, chacun développant jusqu’à 200 chevaux et 348 Nm, soit un total de 400 chevaux et 696 Nm. Conçus et développés par les ingénieurs de Jaguar Land Rover, ces moteurs électriques sont particulièrement compacts. En termes de performances, la i-Pace promet d’abattre le 0 à 100 km/h en 4.8 secondes et offre une vitesse de pointe de 200 km/h. Le constructeur revendique plus de 500 kilomètres selon le cycle européen NEDC, plus de 350 kilomètres selon le cycle américain EPA et 480 km en cycle WLTP.

Le pack est refroidi par un système de refroidissement liquide doté de deux modes. À température modérée, l’efficacité de la batterie est améliorée par le biais d’un radiateur qui rejette la chaleur générée par les cellules. À plus haute température, un refroidisseur lié à la climatisation du véhicule maintient la batterie dans des conditions optimales.

Je n’ai pas non plus eu l’occasion de photographier l’intérieur.


Il reste deux concepts car, la Citroën CXperience et l'Aircross. La première, vous aurez l'occasion de la découvrir dans le reportage sur le Mondial de Paris 2016, tandis que la deuxième, elle ne m'a vraiment pas tapé dans l'œil, et sur le coup, je n'ai pas pris le temps de faire des photos.

Cet événement me plaît car il est à taille humaine, il n'est pas trop grand et en général, il n'y a pas trop monde. Contrairement aux grands salons où l'on peut difficilement s'approcher des concepts et prendre le temps de les observer, ici, nous pouvons tourner autour dans un environnement calme et profiter du véhicule. D'autres événements à l'étranger tel que le Concours d'élégance de la villa d'Este en Italie, ou le FOS de Goodwood, donnent un environnement particulier pour voir évoluer tout type de véhicule, mais le prix est beaucoup plus cher que le Festival Automobile International.

Le cadre très graphique, cette année, avec les tapis rouge et noir, permet d'une part de créer de beaux reflets et nuances de couleurs sur les véhicules, et d'une autre, donne une ambiance unique aux photos, colorées et contrastées, que j'apprécie particulièrement. N'ayant pas eu de passe presse, j'ai dû me contenter de faire les photos avec les cordelettes autour des voitures, ce qui peut gêner pour photographier certains angles proches du sol, par exemple.

En tout cas, je vous donne rendez vous dans la Partie 2 pour découvrir le reste de l'exposition, dédié aux évolutions de l’aérodynamique au cours du 20e siècle, à Leonardo Fioravanti, et la Vente Sotheby's.

Fin de la partie #1